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Mundus Imaginalis
Zinnema, Bruxelles, BE
Une collection d’oeuvres textiles dans laquelle Berenike explore un monde situé entre le monde naturel et le monde spirituel. Un monde qui fait le lien entre la réalité sensorielle et le domaine mystique du divin. Dans cet univers intermédiaire, Berenike accueille la conscience imaginative et laisse s’épanouir l’imagination cognitive. Au sein de cette conscience imaginative, une forme de logique quantique, elle explore des extraits de paysages oniriques passés, la perception sensorielle et la divination à travers des éléments naturels tels que des ornements animaux et végétaux, des expériences intentionnelles de cristallographie de l’eau, ainsi que les domaines du deuil, de l’espoir et de l’au-delà.
Dans son texte de 1964, “Mundus Imaginalis, ou l’Imaginaire et l’Imaginal”, le regretté érudit islamique Henri Corbin affirme que “l’imaginal est loin d’être irréel ou inexistant; il établit au contraire une conaissance et une fonction imaginatives réelles.” Elle ne repose pas sur une séparation entre matière et esprit, histoire et mythe, car le “où” - un lieu concret - réside dans l’âme, et le corporel existe dans le spirituel. Berenike traduit cette théorie dans sa collection d’oeuvres d’art: l’âme enveloppe et porte le corps et son expérience; le lieu spirituel n’est pas situé, mais il est ce qui situe. Une telle imagination active équivaut à une transmutation des états spirituels intérieurs en états extérieurs. Elle est ontologiquement réelle, mais au-delà de notre manière ordinaire de percevoir et de comprendre les choses.
Berenike Corcuera est une artiste plasticienne germano-péruvienne qui utilise le textile et les techniques artisanales de broderie et d’appliqué pour créer ses oeuvres. Elle explore les notions d’appartenance, héritage spirituel et de résistance, ainsi que la dimension politique de la matière. Ses oeuvres textiles de grande envergure invitent à la méditation sur la terre, l’identité et la mémoire transgénérationelle. Elle puise son inspiration dans les cosmologies de ses racines andines et amazoniennes, dans son éducation interculturelle et dans les pratiques décoloniales. À travers la fibre, elle appréhende la matière à la fois comme un médium sacré et un outil politique. Berenike a exposé son travail lors d’expositions individuelles et collectives à Copenhague, Stockholm, Bruxelles et New York.
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Installation View
Installation View
“Butterfly Effect”, 2025, 100 x 78 cm (39 3/8 x 30 45/64 in),
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“432 Hz Frequency”, 2024, 123 x 124 cm (48 27/64 x 48 13/16 in),
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“Astral Cadence”, 2025, 105 x 99 cm (41 11/32 x 38 31/32 in),
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“Manifestation”, 2026, 120 x 275 cm (47 1/4 x 108 17/64 in),
“A Seed’s Blueprint”, 2026, 98 x 105 cm (38 37/64 x 41 11/32 in),
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“Añawi”, 2026, 78 x 100 cm (30 45/64 x 39 3/8 in),
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“Water Telepathy”, 2026, 100 x 78 cm (39 3/8 x 30 45/64 in)
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“Sedna’s Zeitgeist”, 2026, 78 x 100 cm (30 45/64 x 39 3/8 in),
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“528 Hz Frequency”, 2024, 116 x 100 cm (45 43/64 x 39 3/8 in)
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Installation View
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“Rebirth”, 2026, 95 x 156 cm (37 13/32 x 61 27/64 in)
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Photography: © Pierre - Courtesy of Zinnema Brussels 2026